Patrimoine

13 novembre 2015

Patrimoine
Les sites classés, ou originaux à visiter :

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La Mairie (XVe siècle-1904), située place de la Mairie. Son clocher date de 1534. Il s’agit de l’ancienne église transformée en mairie par le maire-châtelain, Jacques le Cardinal de Kernier, au début du XXe siècle. Ce dernier avait fait construire une nouvelle église pour les habitants de Val-d’Izé.

Dans l’ancienne église, on trouvait autrefois des pierres tombales aux armes de la famille Landais, et un enfeu dans le chœur ayant appartenu à Jeanne de Moussy, veuve depuis 1485 de Pierre Landais et dame du Bois-Cornillé. La chapelle au nord avait été édifiée en 1534, celle au sud en 1824, actuellement utilisée en salle du conseil municipal et également en salle des mariages.

Le château

Le château du Bois Cornillé a été reconstruit au XVe siècle par Pierre Landais, trésorier et receveur général du Duché de Bretagne et grand argentier du duc François II. Il était aux de Cornillé en 1229 et passa par alliance aux Landais vers 1482, par alliance aux l’Espervier seigneurs de la Bouvardière, par alliance aux de Bouillé vers 1540, par alliance aux de Chavigny qui le vendirent en 1553 à Louise de Goulaine (veuve de Guy III d’Espinay) puis par succession aux de Schomberg ducs d’Halluin en 1609, ceux-ci le vendirent en 1623 aux sieurs de la Porte (famille maternelle du cardinal de Richelieu) qui le revendirent aux Geffrard de la Motte seigneurs du Plessis de Torcé (dont le plus célèbre d’entre eux, Jean-François Geffrard de la Motte, fut l’objet d’un procès médiatique en 1786). Le château est vendu en 1764 aux Goyon des Hurlières puis en 1854 à Paul le Cardinal de Kernier, marquis de Kernier et par succession à son fils Jacques le Cardinal de Kernier (Député, Conseillé Général et Maire du Val d’Izé pendant 45 ans), dont la famille en est encore propriétaire. Ce château avait un droit de haute justice.
À partir de la fin du XVIIIe siècle, il est alors entièrement remanié dans le style néo-gothique par les architectes Jacques et Henri Mellet. De l’époque médiévale ne subsiste que la tour octogonale (dite tour Gouyon) en moellons de grès sur la façade principale, il possède également de très beaux pavillons à toits élevées et des corniches modillonnées, une tour carrée (dite tour Landais) au nord-est ornée de mâchicoulis, une tourelle en encorbellement sur la façade sud. Les salles renferment de très belles tapisseries. La chapelle construite en 1721 est sommée d’un campanile, elle a été remaniée en 1903. Cette chapelle fut construite telle qu’elle est maintenant, et la bénédiction en fut faite le 29 avril 1721 par Charles Billon, trésorier de la collégiale de Vitré. C’est là que furent déposés sous des pierres armoriées les cœurs de Joseph Geffrard (décédé en 1644) et Renée Billon sa femme, de Mathurin Geffrard (décédé en 1742) et de Françoise Fleuriot sa femme, tous seigneurs et dames du Bois-Cornillé. On y célébra aussi les mariages, en 1659, de Jean de la Filochaye avec Marguerite de la Porte, en 1692, de Jean Geffrard avec Jeanne de la Porte, et en 1770, de Charlemagne de Cornulier avec Rose de Gouyon.
Le parc à l’anglaise a été dessiné par les paysagistes Denis et Eugène Bühler et réalisé par Édouard André en 1876. Il est ouvert au public en été ; on peut y découvrir le pavillon et l’allée d’accès, l’allée de ceinture, le jardin à la française, les façades et toitures de l’orangerie et du pavillon du jardinier, l’allée de lauriers, le rond-point avec ses perspectives, l’étang muré et également la porte de l’ancienne prison de Fougères remontée dans le parc au XIXe siècle.
Aussi :
Le château de la Haie d’Izé, site où eu lieu la prise d’otages du 13 juillet 1944. Il appartient actuellement à la famille de Yann Bouëssel du Bourg, il fut également la résidence du peintre Louis Garin.

    

Patrimoine religieux

L’ancienne église Saint-Étienne des Eaux fut construite au cours des XVe et XVIe siècles. Vers la fin du XIXe siècle, la nef est en partie détruite, le clocher est alors modifié. Elle devient alors la mairie de Val-d’Izé et une nouvelle église est alors édifiée. Elle se composait d’une simple nef à laquelle avaient été ajoutées deux chapelles, l’une au Nord, sous la tour en 1534, et l’autre vis-à-vis, au Midi en 1824. Cette nef était éclairée par de petites fenêtres trilobées qui paraissaient fort anciennes, elle était séparée du chœur par un arc triomphal très-bas qui devait être également antique, cette partie de l’édifice pouvait bien remonter au XIIIe siècle. Vers 1475, la nef et le chœur ayant besoin de réparations, furent recouverts et on y ajouta un chapiteau et la porte méridionale, ornée de sculptures dans le style ogival fleuri. Plus tard, en 1534, on se résolut de reconstruire entièrement le chanceau et d’accoler une tour au Nord de la nef. Le chœur fut bénit solennellement en 1540, il existait encore vers la fin du XIXe siècle, c’était un chevet droit occupé par une belle fenêtre flamboyante dans laquelle apparaissaient encore les débris d’une verrière de la renaissance, représentant la légende de saint Étienne. Quant à la tour, commencée en 1534, elle fut surmontée d’un clocher en 1543, au-dessous on ouvrit une chapelle où se tint longtemps l’assemblée du général de la paroisse (Registres de comptes de la paroisse d’Izé). Enfin, vers le début du XIXe siècle fut construite la chapelle méridionale, portant cette inscription gravée sur une pierre ornée de fleurs de lys : Chapelle de Sainte Barbe et Saint Michel. On y trouvait des pierres tombales aux armes de la famille Landais et un enfeu dans le chœur ayant appartenu à Jeanne de Moussy, veuve depuis 1485 de Pierre Landais et dame du Bois-Cornillé.
L’église Saint Étienne, construite entre 1889 et 1896 par l’architecte Henri Mellet, style néo-romane et byzantine, sa bénédiction eut lieu le mardi 27 octobre 1896 par le cardinal Guillaume Marie Joseph Labouré, archevêque de Rennes. Le clocher et sa flèche abadienne, œuvre de l’architecte Charles Couasnon, date 1925, elle fut détruite par la foudre le 31 août 1929 pendant qu’on sonnait le tocsin pour appeler la population à l’extinction du feu qui ravageait une ferme voisine du bourg, la flèche fut donc reconstruite à l’identique dans les premiers mois de 1930. L’autel de la Sainte-Vierge, œuvre du sculpteur Victor Augerie et du mosaïste Isidore Odorico, date de 1899. Le maître-autel, œuvre du sculpteur Victor Augerie et du mosaïste Isidore Odorico, date de 1896. La chapelle Saint-Michel date de 1920, elle est dédiée aux 72 Izéens morts pendant les deux guerres de 14-18 et de 39-45. Les sculptures des chapiteaux et des stations du Chemin de la Croix, œuvre du sculpteur Bouvier, datent de 1929. L’orgue, doté de 13 jeux, date 1917. Les vitraux mosaïque ont été réalisés par les ateliers Rault de Rennes.
La chapelle Notre-Dame de Bon Secours (1884), appelée autrefois Sainte-Marie de la Moisson. Elle appartient dès 1122 à l’abbaye de Saint-Florent en Anjou et devient ensuite frairienne. Elle est reconstruite en 1559 et agrandie en 1836. Cette chapelle dépendait à l’origine du prieuré d’Izé, et l’Ancien Pouillé de Saint-Florent la désigne sous le nom de Sancta Maria de Messione fructus, Notre-Dame de la Moisson, parce qu’on y faisait de grands pèlerinages pour obtenir un temps favorable aux moissons. Elle fut reconstruite en 1559, date qui est encore gravée au-dessus de la porte, mais elle a été agrandie en 1836 et de nouveau bénite en 1837 par Mgr de Lesquen.
La chapelle Saint Anne, elle appartenait en 1790 aux Dominicains du couvent de Vitré, qui possédaient à côté la métairie de Sainte-Anne. Ce n’était initialement qu’un petit oratoire bâti auprès d’une fontaine fréquentée par les malades depuis longtemps. On l’avait remplacé par une véritable chapelle, solennellement bénite le 26 novembre 1882. Elle est également mentionné sur le cadastre de 1813.
La chapelle de l’Immaculée conception est une chapelle moderne de style ogival bâtie dans le centre bourg vers 1872 et dépendant de la maison des Sœurs de la Providence de Ruillé-sur-Loir.
Ancienne chapelle Saint-Gervais, situé près du manoir de la Motte-Rouxel et d’une fontaine. Saint-Gervais de la Motte était encore une chapelle frairienne mentionnée en 1629 et située à côté d’une fontaine très vénérée.
Ancienne chapelle Saint-Laurent du Bourgneuf. Dès 1656 il est fait mention de cette chapelle Saint-Laurent du Bourgneuf, également frairienne. Herbert, évêque de Rennes (1184-1198), y concéda, en effet, une messe hebdomadaire à la prière des moines du prieuré, du recteur et de Robert de Landavran, dans le fief duquel se trouvait ce sanctuaire.
Ancienne chapelle Saint-Martin. Elle appartenait en 1122 à l’abbaye Saint-Florent en Anjou. Saint-Martin est également mentionnée dans l’Ancien Pouillé de Saint-Florent, antérieur au XVIe siècle, comme dépendance du prieuré d’Izé. Cette chapelle devint par la suite frairienne, elle était située au village de Saint-Martin, depuis la fin du XIXe siècle on peut encore voir l’ancienne statue de saint Martin posée sur une maison d’habitation de ce village.

Croix de chemin

Ces croix monumentales, typiques de l’Ouest de la France, bordent encore les routes et les chemins. De bois ou de pierre, les plus travaillées sont appelées calvaires. Ces croix avaient une fonction: frontière, commémoration, culte, processions qu’on oublie parfois.

Manoirs

Le Manoir du Bourgneuf du XVIIe siècle, manoir reconstruit et agrandi en 1735.
Le Manoir de la Nogrie du XVIIe siècle.
Le Manoir de Vilpie, il était aux Busson en 1165, aux Racapé en 1380, aux de Cornillé en 1391, aux Lescouët en 1433, aux de Vendel en 1513, aux le Hudré en 1553, aux de la Belinaye en 1597, aux Harel en 1624, aux sieurs de la Grimaye en 1661 et aux de la Chambre en 1730. On peut signaler également à l’origine la présence d’une chapelle.
Le Manoir du Rocher Palet, le bâtiment principal date de 1601, date mentionnée sur linteau fenêtre (1601 entourée du soleil et de la lune), écusson cheminée et poutre dans la pièce principale. Sur la façade arrière de ce bâtiment était présent à l’origine une tour avec escalier en vis, elle fut détruite dans les années 1930, sur la façade avant une porte cintrée avec mouluration en partie centrale. On peut signaler la présence d’un petit four accolé en pignon ouest. Propriété successive de Guyon Le Gaudiger (époux d’Anne de Crochenec) seigneurs de la Graffardière en 1513, de Guy du Feu en 1615, de Charles de la Porte (époux de Claude des Salles) en 1668 puis par succession à son fils René de la Porte en 1693, de Francois Monnerie en 1789 et aux de la Blanchardière seigneurs l’Aubriais dans les années 1800.
Le Manoir du Plessix des Fossés. Il était à la famille Léziart en 1410 et au XVIIe siècle.Le Manoir de la Duchaie. Propriété successive des familles Duchaye (en 1436 et 1553), Thommelier (en 1710), Geffrard, seigneurs du Bois-Cornillé (en 1747), qui l’unit à cette seigneurie en 1760.
Le Manoir de Langerie ou de l’Angerie. Propriété successive des familles Landais (en 1485), l’Espervier, seigneurs du Bois-Cornillé (vers 1513), l’Espinay (en 1570), Morel, sieurs du Tertre (en 1605), Ernault, sieurs de la Boisardière, Jameu (au XVIIIe siècle).
Le Manoir des Villechères
Le Manoir du Rocher Poîlane
Ancien manoir de la Motte-Rouxel. Propriété successive des familles Saint-Germain (en 1492), Geffrard (en 1537), Guy et le Bret (en 1546), Han (en 1574), la Porte, seigneurs du Bois-Cornillé (en 1664), et des seigneurs du Bois-Cornillé jusqu’en 1789. On peut signaler également à l’origine la présence de la chapelle Saint-Gervais à proximité du manoir.
Ancien manoir de la Cherbonnelaye. Propriété successive des familles Daville, seigneurs de la Normandaye (en 1553), Ravenel (en 1628), le Coq (en 1675), Jacquemine Thomelin, dame de la Vougerie (en 1701), Mlle du Chatelet (en 1787).
Ancien manoir du Baril. Propriété successive des familles Montbourcher, seigneurs du Plessis-Pillet (en 1513), Rouan, seigneurs du Plessis-Pillet (vers 1564), la Porte, seigneurs du Bois-Cornilé (vers 1625), César de la Belinaye (vers 1627).
Ancien manoir de la Boularderie. Sa chapelle est citée en 1680. Il était en 1652 à la famille Chevalier, sieurs de la Trotinée.
Ancien manoir de la Chevalerie. Propriété de la famille de Lescoët au début du XVIe siècle, puis des Chanoines de Champeaux en 1789.
Ancien manoir de Douillet. Propriété de la famille Vaucouleurs en 1513, puis de la famille Romelin en 1530 et 1553.
Ancien manoir de Villanfray. Propriété successive des familles du Feu, de Vendel (en 1500), Léziart, André, Pichot, Charil (en 1653).

Autres monuments intéressants

Le Monument aux Morts (construit vers 1920)
Demeure de Ville de Meaux du XVIIIe siècle, bâtiment principal avec toit à deux versants et toits à longs pans brisés sur les dépendances.
Ancien presbytère de la Coutançais
Le Moulin à Vent du Petit Breil
Ancienne usine de chaux de la Motte Saint-Gervais. En 1826, une autorisation accorde à Mme Goben et à son frère M. Berthois de la Bretonnière le droit de construire deux fours à chaux permanents, sur la métairie de la Motte Saint-Gervais, pour l’exploitation d’ une carrière de pierre calcaire. En 1840, deux autres fours à chaux sont construits sur la partie nord de la lande d’ Izé, pour M. Lecardinal de Kernier, copropriétaire de la lande d’Izé. En 1863, l’usine de chaux est dirigée par la société des Mines de Saint-Pierre-la-Cour (53). À cette date, M. Sammin, ingénieur gérant aux Mines de Saint-Pierre-la-Cour, précise que pour faciliter l’ exploitation des carrières et des fours à chaux situés dans la commune d’Izé, il est obligé d’ établir deux machines à vapeur destinées, l’une à l’épuisement des eaux, l’autre à monter les déblais et les pierres calcaires jusqu’au gueulard des fours à chaux. Ces machines sont établies au milieu des champs appartenant à la société des mines de Saint-Pierre-la-Cour. De source orale, treize ou quatorze fours à chaux ont été en activité sur ce site. La date de cessation d’activité est inconnue. Aujourd’hui, il ne subsiste que quelques vestiges de deux anciens fours enfouis dans la végétation, implantés sur les terrains de la ferme de la Motte Saint-Gervais. En 1859, mention d’une machine à vapeur à cylindre vertical, à deux bouilleurs, le tout timbré à cinq atmosphères, avec chaudière munie de deux soupapes de sûreté, d’un flotteur, d’un manomètre et d’un sifflet d’ alarme. En 1863, M. Sammin utilise deux machines locomobiles tubulaires à foyer intérieur sans retour de flamme, munies de deux soupapes de sûreté, d’un niveau d’eau et de deux robinets indiquant la hauteur d’ eau dans la chaudière : il s’agit de deux machines qui développent une puissance de 8 ch et dont les chaudières portent vingt tubes en cuivre et ont une capacité de 1058 l. Les chaudières sont timbrées pour une pression de six atmosphères. L’une des locomobiles remplace une ancienne machine fixe autorisée le 4 janvier 1860 et sert à l’extraction, tandis que la seconde est employée pour l’exhaure. Elles proviennent des ateliers de construction Roulfet, à Paris (75). De source orale, l’usine de chaux de la Motte Saint-Gervais aurait employé jusqu’à cent cinquante ouvriers.