Histoire

13 novembre 2015

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Quelques mots sur l’histoire de Val d’Izé et sur les hommes qui ont fait son histoire.

Origine

Le Val-d’Izé, appelé Izé jusqu’en 1908, recevait parfois le nom de Saint-Étienne-des-Eaux, à cause du marais qui l’avoisine. Il était paroisse dès le XIe siècle, son église appartenait à l’abbaye de Saint-Florent de Saumur, qui y fonda un prieuré. La paroisse de Val d’Izé dépendait autrefois de l’ancien évêché de Rennes. L’ancien prieuré Saint-Étienne d’Izé existait dès le XIe siècle, les papes Calixte II en 1122, Innocent II en 1142 et Urbain III en 1186, confirmèrent successivement l’abbaye de Saint-Florent dans la possession de l’église d’Izé (Val-d’Izé) et de ses deux chapelles de Saint-Martin et de Notre-Dame-de-la-Moisson. Val-d’Izé renfermait également avant la Révolution la trève de Landavran (érigée en paroisse en 1826).

La Chouannerie dans le pays de Val-d’Izé

Pendant la Révolution française, la commune fut un des théâtres des guerres de la Chouannerie. Les habitants d’Izé étaient acquis à la cause des Chouans, une compagnie d’Izéens fut formée dirigée par le capitaine Legendre et secondée par les lieutenants Pierre Masson, Pierre Gendrot, Étienne Bouvy. Elle servit au sein de la colonne de Henri du Boishamon, colonne qui prit même le nom de la commune.À Izé, la lutte fut particulièrement vive contre les habitants républicains de Dourdain. Ceux-ci, ayant fortifiés leur bourg, effectuèrent plusieurs descentes sur Izé. Au cours de l’une d’elle, en novembre 1795 deux chouans d’Izé furent pris et fusillés, en représailles, les colonels Boishamon et Pontbriand lancèrent une offensive sur Dourdain. Les patriotes abandonnèrent leur bourg, n’opposant qu’une faible résistance.

Le combat de Dourdain en novembre 1795

Les Gardes territoriaux de Dourdain, commune patriote, avaient l’habitude d’effectuer des raids sur la paroisse de Val-d’Izé, acquise aux chouans. En novembre 1795, lors d’un de ces raids, deux chouans d’Izé avaient été capturés et exécutés sommairement par les territoriaux. Le Gendre, capitaine de la paroisse d’Izé, demanda alors à Henri du Boishamon de l’aider à chasser les territoriaux de Dourdain. Boishamon demanda l’aide de Toussaint du Breil de Pontbriand et de Pierre Rossignol pour pouvoir mener cette expédition punitive. Après avoir réunis leurs troupes, les Chouans marchèrent sur Dourdain et l’attaquèrent sur trois côtés à la fois. Dourdain était fortifiée, pour se défendre la place n’avait que 25 soldats de garnison, la grande majorité des combattants républicains étaient des gardes territoriaux. Avant l’attaque, Boishamon avait fait porter une sommation au commandant de la place, par l’intermédiaire d’un habitant de la paroisse. Le commandant était occupé à la lire lorsque les Chouans apparurent, les républicains, retranchés dans l’église et dans le cimetière, n’avaient pas reçu d’ordres et ouvrirent le feu, dés lors le combat s’engagea.
N’ayant pas une grande expérience de la guerre, les gardes territoriaux étaient connus pour leur manque de sang-froid et leur habitude à prendre facilement la fuite, aussi les Chouans escaladèrent-ils très rapidement les mûrs et s’emparèrent facilement du cimetière. Suite à cela, les soldats retranchés dans l’église prirent la fuite et se rallièrent au château du Plessis-Pillet. Ils y furent rejoints par une centaine d’hommes venus en renfort des paroisses voisines. Les territoriaux se retranchèrent alors dans les jardins de ce château et y tinrent les chouans en respect. Mais Boishamon détacha deux compagnies afin de contourner les républicains sur la gauche. Découvrant ce mouvement, les territoriaux eurent peur d’être cernés et ce fut la fuite générale. La panique avait été telle, que, lorsque les chouans pénétrèrent dans les jardins du château de Plessis, ils ne découvrirent que quelques morts que les territoriaux avaient laissés, tous les soldats avaient déjà disparus. De son côté, Rossignol, qui devait se rendre sur la route de la Boissière arriva trop tard pour couper la retraite des républicains. Les Chouans étaient vainqueurs et le poste de Dourdain fut abandonné, il gagnèrent également une cinquantaine de fusils. Après ce combat Pontbriand regagna Saint-M’Hervé où il licencia sa troupe pour une durée de 6 jours.

Le combat du la lande d’Izé opposant Républicains et Chouans en 1796

En janvier 1796, une troupe de 800 soldats républicains commandés par le général Jean Humbert essuya des tirs près de la lande d’Izé. Les chouans, n’étant que 150, décrochèrent rapidement. Un chouan et quatre républicains, dont le commandant Joré, furent tués lors de ce combat.Après la déroute de la bataille du Rocher de La Piochais, au cours de laquelle les républicains eurent plusieurs centaines de morts, le général Jean Humbert arriva en renfort à Fougères avec 800 hommes afin de réorganiser les troupes. Le commandant Joré avait survécu à la bataille mais ses carabiniers étaient presque décimés et les survivants durent être incorporés dans d’autres troupes. Après avoir prit les dispositions nécessaires, Humbert repartit pour Vitré.
Henri du Boishamon en fut prévenu et voulut s’opposer au retour d’Humbert, mais les troupes de la division de Vitré étaient dispercées, il fut rejoint ensuite par Pontbriand qui n’avait lui auusi que peu d’hommes avec lui. Les renseignements de Boishamon annonçait que Humbert passerait de nuit avec seulement quelques cavaliers, il s’embusqua alors et fit barrer la route par des cordes mouillées pour arrêter les chevaux, mais aucun cavalier n’apparût. Ce fut le lendemain qu’il apprit que Humbert venait seulement de partir avec toute sa troupe.
Alexis du Bouays de Couësbouc, qui entretemps était arrivé, voulut prendre position au Rocher de Malnoë. Il se heurta à l’opposition de Pontbriand et de Boishamon, ceux-ci estimèrent que la position était indéfendable avec un si peu d’hommes. Surtout la vaste lande d’Izé se trouvait derrière eux et en cas de retraite, il était certain que la cavalerie républicaine les mettraient en pièces. Couësbouc finit par se ranger à leurs vues. Les chouans traversèrent la lande et Boishamon repéra une position plus favorable ou la retraite était facile. Un petite pluie était tombée et les traces des chouans étaient clairement visibles.
Jean Humbert, lorsqu’il arriva en haut du rocher de Malnoë remarqua immédiatement les traces de pas laissées par les chouans. Il détacha 400 hommes de sa troupe et les envoya suivre le chemin laissé par les chouans et poursuivit sa route avec le reste de la troupe. La première colonne fit route vers le château du Bois Cornillé et s’éloigna beaucoup du général. Humbert précédait sa troupe accompagné de plusieurs officiers dont le commandant Joré et d’une soixantaine de hussards. Subitement ils furent attaqués par les chouans qui firent feu à moins d’une centaine mètres. Le commandant Joré fut tué, ainsi que l’aide de camps du général Humbert et deux hussards, plusieurs soldats et chevaux furent également blessés. La colonne de fantassins républicains qui suivait la cavalerie envoya alors une décharge sur la position d’ou venait les tirs, un chouan fut grièvement blessé au flanc. Les assaillants cessèrent le feu et s’égaillèrent. Humbert rallia alors sa troupe, fit emporter les morts et regagna Vitré fort affligé de la perte de son aide de camps. Le chouan blessé ne put être sauvé et mourut le lendemain des suites de ses blessures. Le point postif pour les chouans, fut la mort du chef de bataillon Joré.
Pontbriand écrivit à propos de ce dernier:
» L’acharnement de Joré contre les royalistes était extrême, jamais il n’avait épargné un seul de ceux qui tombèrent entre ses mains, et souvent il s’était montré cruel envers les paysans qui ne portaient pas les armes, mais il avait des talents militaires, et son sang-froid égalait son intrépidité au combat. Il n’aimait pas la guerre qu’il était obligé de faire en Bretagne et disait souvent qu’il eût préféré faire quatre campagnes en pays découvert qu’une seule dans ce pays-ci, où on ne pouvait voir cent pas devant soi, où on était sans cesse exposé à tomber dans une embuscade, et où, souvent, vingt hommes pouvaient en attaquer deux cents sans danger. Sa mort fut heureuse pour les royalistes de Fougères et Vitré, parce qu’il commençait à bien connaître le pays, aussi se rejouirent-ils d’être délivrés de lui. «

Seconde guerre mondiale

Prise d’otages du 13 juillet 1944 à la Haie d’Izé. À la suite de l’attaque d’une voiture légère de l’armée allemande par les maquisards, deux des trois occupants furent tués et le chauffeur grièvement blessés, ce véhicule qui précédait un long convoi de soldats de la Wehrmacht, se dirigeait vers le front de Normandie, aussitôt une trentaine d’hommes du Val-d’Izé furent pris en otages et menacés d’être fusillés par les allemands dans la cour du château de la Haie d’Izé, ce fut grâce à l’intervention du Maire de l’époque, Joseph Aubert, que leurs vies purent être sauvées.NB : Page soumise à la GFDL : http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html

Administration

Liste des maires successifs

 

1887 – 1932
Jacques Le Cardinal De Kernier (1862-1932)
..
Député/conseiller général / maire
1932– 1934
Pierre Poupard (18..-1934)
..
Conseiller général / maire
1934 – 1946
Joseph Aubert (189.-1986)
SE
Maire
1946 – 1963
Jean Leduby (1880-196.)
SE
Maire
1962 – 2001
Jean Poirier (1928-2008)
UDF
Conseiller régional/conseiller général / Maire
2001 – 2014
Bruno Delva (1958)
UMP
Maire 
2014
Thierry TRAVERS (1965)
DVD
Conseiller général / Maire

 

Personnalités liées à la commune

– Pierre Landais (1430-1485), ancien trésorier de Bretagne et principal conseiller du duc François II de Bretagne, il était également propriétaire du château du Bois Cornillé
– Marquis Jacques le Cardinal de Kernier (1862-1932), ancien député-maire de Val d’Izé
– Yann Bouëssel du Bourg (1924-1996), nationaliste breton, il résidait au château de la Haie d’Izé
– Jean-François Geffrard de la Motte, comte de Sanois (1723-1799), né à Val d’Izé
– Louis Garin (1888-1959), artiste peintre, décédé à Val d’Izé
– Charles Nicolas Croizé des Essarts (1755-1804) ancien député, né à Val d’Izé
– Jacques Faucheux, né à Val d’Izé, ancien maire de Fougères de 1983 à 2007, ancien conseiller régional de Bretagne.
– Jean Poirier (né le 21/12/1928 – décédé le 08/01/2008) maire de Val d’Izé de 1963 à 2001, conseiller régional de Bretagne de 1972 à 1979, conseiller général d’Ille-et-Vilaine de 1979 à 1998. Docteur vétérinaire au Val d’Izé, il est élu conseiller municipal en 1959, il deviendra maire en 1963, succédant à Jean Leduby, il sera réélu aux élections municipales de 1965, 1971, 1977, 1983, 1989 et 1995, en 2001 il décide de ne pas se représenter et de laisser la place à son 1er adjoint, Bruno Delva. Pendant sa longue période de maire, il réalisera de nombreux projets pour le développement de sa commune (création zone artisanale et industriel du Bourgneuf, plusieurs lotissements, salle des sports et complexe sportif, maison des associations, maison de retraite, centre culturel…). Il sera également le premier président de la Communauté de Commune du Bocage Vitréen, devenu par la suite Vitré-Communauté par l’alliance avec la communauté de communes de Châteaubourg.Pierre Landais (1430-1485), ancien trésorier de Bretagne et principal conseiller du duc François II de Bretagne, il était également propriétaire du château du Bois Cornillé
– Marquis Jacques le Cardinal de Kernier (1862-1932), ancien député-maire de Val d’Izé
– Yann Bouëssel du Bourg (1924-1996), nationaliste breton, il résidait au château de la Haie d’Izé
– Jean-François Geffrard de la Motte, comte de Sanois (1723-1799), né à Val d’Izé
– Louis Garin (1888-1959), artiste peintre, décédé à Val d’Izé
– Charles Nicolas Croizé des Essarts (1755-1804) ancien député, né à Val d’Izé
– Jacques Faucheux, né à Val d’Izé, ancien maire de Fougères de 1983 à 2007, ancien conseiller régional de Bretagne.
– Jean Poirier (né le 21/12/1928 – décédé le 08/01/2008) maire de Val d’Izé de 1963 à 2001, conseiller régional de Bretagne de 1972 à 1979, conseiller général d’Ille-et-Vilaine de 1979 à 1998. Docteur vétérinaire au Val d’Izé, il est élu conseiller municipal en 1959, il deviendra maire en 1963, succédant à Jean Leduby, il sera réélu aux élections municipales de 1965, 1971, 1977, 1983, 1989 et 1995, en 2001 il décide de ne pas se représenter et de laisser la place à son 1er adjoint, Bruno Delva. Pendant sa longue période de maire, il réalisera de nombreux projets pour le développement de sa commune (création zone artisanale et industriel du Bourgneuf, plusieurs lotissements, salle des sports et complexe sportif, maison des associations, maison de retraite, centre culturel…). Il sera également le premier président de la Communauté de Commune du Bocage Vitréen, devenu par la suite Vitré-Communauté par l’alliance avec la communauté de communes de Châteaubourg.

 

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